FWB – 3ème édition de la semaine de l’info constructive

Question orale du 26 octobre 2021 de Sabine ROBERTY à Bénédicte LINARD, ministre de l’Enfance, de la Santé, de la Culture, des Médias et des Droits des femmes, intitulée « La semaine de l’information constructive ».


Du 18 au 24 octobre se tenait la troisième édition de la Semaine de l’info constructive, à laquelle la plupart des grandes rédactions francophones du pays ont participé. Organisé à l’initiative de l’ASBL New6s, l’événement entend mettre en évidence l’importance d’un travail journalistique qui englobe à la fois les informations négatives et positives, et qui propose une réflexion quant aux solutions potentielles existantes. Conscients que les médias ont un impact certain sur la société, les acteurs de l’information constructive ont pour objectif d’insuffler un vent d’optimisme dans le traitement de l’information, de véhiculer une image plus équilibrée de la société et, par-là même, de réconcilier public et médias, mais également d’avoir in fine une incidence positive sur l’évolution de la société. Madame la Ministre, quel est le bilan de cette édition de la Semaine de l’info constructive ? L’intérêt des médias pour cette initiative est-il grandissant ? Quels médias y ont-ils participé ? Quels sont les échos des participants ? Dans quelle mesure l’ASBL New6s collabore-t-elle avec les écoles de journalisme ? Consciente de l’importance de son travail, vous aviez dégagé un budget pour la soutenir en 2020 et 2021. Peut-on espérer que ce soutien soit prolongé en 2022 ?

 

Réponse de Bénédicte LINARD, ministre de l’Enfance, de la Santé, de la Culture, des Médias et des Droits des femmes

 

Madame la Députée, il est encore trop tôt pour tirer un bilan de cette troisième édition de la Semaine de l’info constructive, qui s’est seulement terminée ce dimanche 24 octobre. Un débriefing est prévu ce jeudi 28 octobre avec les différents intervenants. Je vous invite donc à déposer une question écrite afin que je puisse, une fois les informations en ma possession, vous répondre de manière complète. Je suis cependant en mesure de vous dire que la RTBF, RTL info, Nostalgie, NRJ, Chérie FM, « La Libre », «Le Soir», «Le Vif/L’Express», «Le Ligueur», «Imagine Demain le Monde», Sudpresse, «Wilfried», BX1, Matélé et Télésambre ont participé à l’événement. L’ASBL New6s a souhaité cette année mettre en avant la démarche constructive sous le slogan «Parler du monde autrement». Elle s’appuie sur les quatre axes du journalisme constructif qui sont : la vision à 360 degrés pour montrer le monde dans son ensemble ; dépasser le constat et amener des perspectives et des solutions ; apporter de la nuance, contextualiser, sortir des réflexes habituels et, enfin, porter une attention particulière au vocabulaire employé et aux illustrations. New6s fait de la sensibilisation dans les écoles supérieures une priorité. Elle a établi des accords avec les masters en journalisme pour qu’au moins une rencontre annuelle soit inscrite dans le cursus. L’ASBL organise aussi des rencontres avec les étudiants en troisième année de journalisme dans les hautes écoles. L’objectif est notamment de les inciter à participer aux Prix du journalisme constructif dont un est spécifiquement destiné aux étudiants. La subvention de 15 000 euros accordée à cette structure sera reconduite en 2022.

 

Réplique de Sabine ROBERTY

 

J’entends qu’il est encore tôt pour tirer un bilan de l’événement, mais il n’est jamais trop tôt pour aborder l’éducation aux médias. Je précise que l’information constructive ne consiste pas à envoyer des journalistes au pays des Bisounours ni à tronquer la réalité, mais à travailler avec un angle d’attaque quelque peu différent tout en conservant la même rigueur. Les journalistes, les rédactions et les médias ont beaucoup souffert de la crise sanitaire. Les médias traditionnels ont notamment dû faire face à une perte de confiance de la part du public. Les jeunes s’informent désormais davantage sur internet et les réseaux sociaux que dans la presse. Je suis persuadée que les journalistes font preuve de rigueur au quotidien dans leur travail, mais ils doivent produire de l’information très rapidement. Cette immédiateté peut parfois mener à tronquer une partie de la réalité. Cette rigueur doit les accompagner tout au long de la rédaction de leurs articles, comme c’est enseigné dans les écoles de journalisme. Ce type d’événement peut en tout cas permettre de rétablir la confiance du public et de le reconnecter aux médias.

 

 

 

Photo de brotiN biswaS provenant de Pexels

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