PW – Quelle visibilité pour le projet « handicontact » de l’AViQ ?

Lorsqu’une personne est en situation de handicap, une des premières difficultés, pour elle et son entourage, est de savoir à qui s’adresser pour accéder à une information complète. Le projet Handicontact pour avoir une information de proximité, quelle évaluation ?

Question orale de Sabine ROBERTY à Christie MORREALE, Vice-présidente, Ministre de l’emploi, de l’action sociale, de la santé et des droits des femmes sur les points « Handicontact »

Madame la Ministre, lorsqu’une personne est en situation de handicap, une des premières difficultés, pour elle et son entourage, est de savoir à qui s’adresser pour accéder à une information complète.

C’est dans ce contexte que le projet Handicontact a été lancé pour informer et orienter les personnes en situation de handicap ainsi que leurs proches, en leur permettant de s’adresser directement à un service communal.

Dès la mise en place, la coordination est assurée par l’AViQ et l’ensemble des communes wallonnes ont été sollicitées pour adhérer au projet. L’objectif de ces point Handicontact est simple : sensibiliser les élus communaux à la problématique du handicap et faire des administrations communales ou des CPAS, de véritables relais pour informer les personnes porteuses de handicaps.

Aujourd’hui, l’on dénombre 228 communes wallonnes qui ont adhéré au projet. Le plus souvent, il s’agit d’agents faisant partie du personnel communal qui assument d’autres tâches et qui sont formés par l’AViQ pour assurer également ce rôle.

Pouvez-vous revenir sur ce projet de l’AViQ et nous dire comment, dans les faits, se passe la coordination ?

Les liens entre ces personnes relais et les bureaux régionaux de l’AViQ sont-ils réguliers ?

Des formations périodiques sont-elles proposées aux agents communaux ?

Il semble que, depuis le lancement du projet, la visibilité des points Handicontact, dans certaines communes et villes partenaires du projet, a baissé. L’AViQ pose-t-elle également ce constat ?

Les citoyens sont-ils assez informés de l’existence de ces personnes relais au sein de leur administration ?

Enfin, en ce qui concerne les communes qui n’y ont pas adhéré, quelles sont les raisons avancées ? Ont-elles toujours aujourd’hui la possibilité d’y prendre part ?

Réponse de Christie MORREALE, Vice-présidente, Ministre de l’emploi, de l’action sociale, de la santé et des droits des femmes

Madame la Députée, le projet Handicontact également appelé « référent de proximité » a vu le jour, en 2004, à la suite d’une initiative des Commissions subrégionales de coordination de l’AViQ, à l’époque l’AWIPH. Il vise à informer et à orienter les personnes en situation de handicap ainsi que leurs proches pour leur permettre de s’adresser directement à un service public.

De manière plus générale, il s’agit de promouvoir l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap au sein de la commune.

À l’évidence, le Handicontact n’agit pas seul dans ces tâches mais est au cœur d’un réseau permettant de guider la personne vers l’organisme, l’association, le service le mieux à même de répondre à sa demande. Le Handicontact peut aussi être le relais vers les bureaux régionaux de l’AViQ.

Une nouvelle coordination du réseau des Handicontacts a été mise en place dans le courant de cette année. Elle prévoit l’organisation de plusieurs tables rondes annuelles afin de créer une synergie entre les différents Handicontacts et les tenir au courant de l’évolution des dispositifs de l’AViQ.

En ce qui concerne les communes qui n’ont pas encore adhéré au projet, l’AViQ prévoit une rencontre avec les élus communaux, afin de les sensibiliser au projet. Il est difficile d’en connaître les raisons pour le moment sans les avoir rencontrés. Il est bien entendu toujours possible d’adhérer au projet.

En termes de visibilité des points Handicontacts, la coordination « Handicontact » de l’AViQ et les Commissions subrégionales prévoient de renforcer la collaboration avec les Handicontacts par la participation de ceux-ci aux différents groupes de travail organisés par les membres des commissions. Cette collaboration renforcée devrait aussi permettre de mettre en évidence le travail des Handicontacts. À mon sens, rien n’empêche non plus les échevins à essayer de promotionner ce dispositif s’il existe, parce qu’il contribue à un réel service à l’égard de tous ces usagers, de tous ces citoyens, souvent perdus quand ils se retrouvent dans une situation de handicap. Il faut savoir que la majorité des personnes dans une situation de handicap ne naissent pas avec un handicap mais cela leur arrive au cours de leur vie.

Désolée, si j’ai un peu anticipé sur votre réplique, le cas échéant.

Réplique de Sabine Roberty 

Je vous remercie, Madame la Ministre, pour vos éléments de réponse et je pense qu’il y a un feeling entre nous puisque, effectivement, j’allais revenir sur le fait que l’on ne naît pas nécessairement avec un handicap et que, malheureusement, les accidents de la vie font qu’on le devient ; c’est très compliqué, surtout à ce moment-là, de s’y retrouver parce que c’est toujours très dramatique.

Je voulais donc vraiment insister sur l’importance de ces points relais de proximité facilement identifiables et accessibles à tous. On a toujours tendance à penser que l’on communique correctement mais, ici, je sais que c’est un service rendu à la population. Vous l’avez dit, les échevins, les présidents de CPAS, les bourgmestres ont ce devoir de communication. J’avais simplement envie de terminer ma réplique, en disant que le savoirfaire, c’est bien, mais le faire savoir, c’est encore mieux. Dans ma commune, je vais vérifier que toute l’information est bien mise en place et j’invite mes collègues qui sont, ici, autour de la table, à faire de même auprès de leur administration. C’est un point très sensible.

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