La mise en oeuvre des mesures du plan genre pour favoriser l’entrepreneuriat

Le plan genre adopté en Wallonie prévoit une mesure visant à « favoriser la participation des femmes à la dynamique économique ». Où en est sa mise en oeuvre ?

Question écrite de Sabine Roberty du 11/03/22 à Willy BORSUS, Ministre de l’économie

Il y a un an, le Gouvernement adoptait un Plan transversal « égalité hommes-femmes » dans lequel nous pouvions nous réjouir de voir figurer une mesure visant à « favoriser la participation des femmes à la dynamique économique ».

Dans ce contexte, la SOWALFIN a réalisé un audit interne sur l’ensemble des pôles, en matière de financement et d’accompagnement, pour mesurer les actions correctrices à mettre en œuvre en la matière.

Il me semble aussi fondamental de mieux communiquer sur les actions mises en place pour accompagner les femmes entrepreneures, mais aussi sur les expériences positives et Monsieur le Ministre a déjà marqué sa volonté d’avancer en la matière.

Sur base de l’audit réalisé en interne par la SOWALFIN, a-t-il déjà pu définir des actions à mettre en place pour assurer la coordination et l’intégration de la dimension genre au sein de chacun des pôles ?

Afin de rencontrer les objectifs fixés par le Plan genre, qu’a-t-il mis en place pour assurer une meilleure visibilité des mesures déjà existantes pour accompagner et soutenir les femmes entrepreneures ?

A-t-il demandé une évaluation du dispositif « Relais managérial » ?

Quelles autres actions concrètes ont-elles été définies pour assurer la mise en œuvre de cette mesure du Plan ?

Réponse du 21/03/22

La participation des femmes à la dynamique économique reste aujourd’hui trop faible alors que dans l’absolu les femmes sont plus nombreuses et leur niveau d’étude est en moyenne plus élevé que celui des hommes.

Les femmes entreprennent moins, souvent de manière plus « mesurée » en créant leur propre emploi, mais plus rarement en affichant des ambitions de croissance. Elles occupent une place appréciable dans la création d’activité, mais souvent de taille modeste, majoritairement dans des secteurs en lien avec le commerce et le service à la personne.

Mais l’objectif est de favoriser l’émergence et le développement de projets entrepreneuriaux portés par des femmes dans l’ensemble des secteurs représentatifs de l’économie wallonne, pour faire en sorte que plus de femmes participent à la dynamique économique, de manière ambitieuse, dans des secteurs porteurs (dont des secteurs où on les « attend » moins).

La SOWALFIN veille à intégrer la dimension genre à chaque stade de l’évolution de l’entreprise (création, croissance, transmission, innovation, écotransition, International…). Elle a une attention particulière quant à la valeur d’exemple que donnent les entrepreneures.

Sur la visibilité des mesures, l’objectif est de sensibiliser les femmes à la création d’entreprise, les entrepreneures à la croissance, de les orienter vers des formations spécifiques si besoin et de les orienter vers des opérateurs d’accompagnement et/de formation existants.

Cette action se déploie via le réseau des femmes entrepreneures de l’UCM, de Credal et d’Expertalia. La SOWALFIN apporte le cofinancement pouvoirs publics belges d’un portefeuille de projets financé par le FSE dans la programmation 2014-2020.

Sur son canal 1890, la SOWALFIN met en évidence les dispositifs de soutien aux femmes entrepreneures, ainsi que sur son site internet.

Chaque pôle est invité à être attentif à communiquer avec équité, quel que soit le « véhicule » utilisé. La SOWALFIN a en effet pris des mesures en interne pour que la communication prenne largement en compte le genre sans le stigmatiser.

L’IFAPME s’inscrit également dans cette logique à travers l’organisation d’une soirée sur la thématique de l’entrepreneuriat féminin ce mardi 8 mars dans les centres de formation de Liège, Charleroi et Mons.

Par la suite, s’appuyant sur les biais constatés, il s’agira de définir et mettre en œuvre un programme de formations pratiques axé sur le développement de compétences entrepreneuriales, modulaire et adapté aux besoins spécifiques.

Concernant le relais managérial, la mesure ne remporte pas le succès escompté. Pourtant, les entrepreneures qui ont bénéficié de cette mesure confirment l’intérêt immense de cette aide pour poursuivre la progression de leur business à une période où il est difficile de combiner vie privée/vie professionnelle.

La diffusion de cette mesure doit donc clairement être amplifiée par les canaux suivants :

– Publicité en ligne sur des sites qui touchent la cible ;
– Production de support / outils de communication (Capsule vidéo – témoignage d’un nouveau binôme, Partenariat média, Plaquette pdf à diffuser via emailing) ;
– Toucher la cible (diffusion) / les partenaires et les contacts de diffusion :
• Les acteurs directs de l’écosystème SOWALFIN : partenaires financiers, invests, opérateurs économiques ;
• Les partenaires en lien avec les métiers de la SOWALFIN : Comptables & Fédération des experts comptables, consultants, Réseaux féminins ;
• Autres acteurs de diffusion : viviers des Femmes entrepreneures, crèches, Medias, Services internes SOWALFIN en contact avec les entrepreneures (pôle Transmission, pôle inno, Sofinex, création, …).

Source : Site du Parlement de Wallonie

 

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