Activation du Plan Grand Froid en Wallonie

Chaque année le Plan Grand Froid est activé le 1er novembre. Quelles sont les dispositions cette année ?

Question écrite de Sabine Roberty du 10/11/21 à Christie Morreale, Ministre de l’action sociale

Comme chaque année, le Plan grand froid est activé le 1er novembre. Ce dispositif vient en renforcement et doit permettre d’accroître les capacités d’accueil pendant la période qui s’étend théoriquement jusqu’au 31 mars.

Nous savons que la crise sanitaire a eu, et a toujours, des conséquences importantes sur les personnes les plus vulnérables. Depuis le début de la crise, des adaptations ont dû être mises en place pour limiter les risques de contamination tout en maintenant un accès aux services pour ce public. L’année passée, soucieux des difficultés, le Gouvernement a débloqué des moyens plus importants. Ce sont ainsi 600 000 euros qui ont été dégagés pour renforcer les équipes des relais sociaux et leurs partenaires. Un groupe de travail « Crise & objectif zéro sans-abri » a également été mis en place pour réunir les acteurs sociaux clés et évaluer la situation.

Vu la situation épidémiologique actuelle, le Gouvernement a-t-il pris des dispositions particulières dans le cadre de ce Plan grand froid ?

Madame la Ministre a-t-elle maintenu le groupe de travail « Crise & objectif zéro sans-abri » ? Suite à ces réunions, a-t-elle dégagé de nouveaux besoins et pris de nouvelles dispositions pour y répondre ?

A-t-elle procédé à une évaluation des moyens supplémentaires dégagés l’année passée ? Ceux-ci ont-ils permis selon elle de répondre aux besoins ?

Comment soutient-elle les provinces dans lesquelles il n’y a pas de relais social ? Des mesures particulières avaient été prises, les a-t-elle maintenues ?

Réponse du 01/12/21 de la ministre

Comme chaque année, le Plan grand froid a été activé le 1er novembre et prendra fin le 31 mars prochain. Dans ce cadre, près de 500 000 euros (481 399, 20 euros) ont été mobilisés en faveur des sept Relais sociaux urbains. Ces moyens supplémentaires permettent d’augmenter la capacité des accueils de jour, de nuit et de renforcer le travail de rue. L’objectif est de garantir un accueil inconditionnel et de rencontrer les besoins les plus élémentaires des personnes en situation de grande vulnérabilité.

En outre, les moyens qu’évoque l’honorable membre relatifs au renforcement du cadre des Relais sociaux urbains seront à nouveau reconduits en 2022. En effet, ces moyens, estimés à environ 600 000 euros par an, permettent à ces Relais de dégager des budgets au sein de leur « enveloppe projets ». Ces budgets étaient autrefois utilisés pour compléter les ressources humaines de leur cadre respectif et peuvent, depuis 2021, leur permettre de soutenir des initiatives qui rencontrent directement les besoins des bénéficiaires. Il est d’ailleurs prévu que ces moyens supplémentaires soient pérennisés.

Par ailleurs, les Relais sociaux, de même que de nombreux autres opérateurs relevant de l’Action sociale, ont reçu des moyens additionnels dans le cadre de la crise sanitaire et la période d’éligibilité des dépenses est toujours en cours pour une partie de ces moyens.

En ce qui concerne les Provinces du Brabant wallon et de Luxembourg, les deux Relais sociaux intercommunaux, désormais constitués, sont sur le point d’être reconnus et pourront, dès 2022, bénéficier d’une subvention, conformément à la réglementation en vigueur.

Aussi, plusieurs initiatives déployées sur le territoire de ces Provinces en faveur des personnes vulnérables sont aussi soutenues via des subventions facultatives, comme par exemple, l’abri de nuit d’Arlon et un accueil de jour en Brabant wallon.

Enfin, les Relais sociaux, les Fédérations des Maisons d’accueil et la Coordination wallonne des associations et collectifs venant en soutien au migrant en transit se réuniront ce mercredi 1er décembre, afin de procéder à un état des lieux de la situation sur leur territoire respectif, dans le cadre du contexte sanitaire que nous traversons. Depuis l’entame de cette mandature, nous avons instauré un dialogue permanent avec les secteurs et leurs représentants, tant il est fondamental de s’enrichir de leurs réalités de terrain ; en particulier dans ce contexte difficile et inédit.

 

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