FWB – Utick : la billetterie en ligne

Question du 23 juin 2020 de Sabine ROBERTY à Bénédicte LINARD, vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Enfance, de la Santé, de la Culture, des Médias et des Droits des femmes

UTick, une plateforme de billetterie en ligne, a semble-t-il représenté une aide précieuse pour les théâtres et les centres culturels durant la crise sanitaire. Pour bon nombre d’entre eux en Fédération Wallonie-Bruxelles, le confinement a été synonyme d’annulations, de remboursements, de reports de réservation, lesquels ont dû être gérés en un temps record. Toutes les structures ne sont pas armées pour gérer cela efficacement. Alors que certains ont peiné à s’organiser, UTick a trouvé des solutions en quelques jours seulement, permettant de cette manière aux utilisateurs abonnés de faire face aux problèmes liés à la billetterie. En imaginant de nouvelles fonctionnalités, UTick a également favorisé le retour à la normale et la relance du secteur.

Les reports et remboursements de billets auront-ils une quelconque incidence sur les subventions allouées aux opérateurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles?

UTick a permis aux théâtres de gérer plus facilement les désagréments de billetterie qui font suite aux mesures de confinement. Des outils ou des initiatives de la Fédération Wallonie-Bruxelles vont-ils également dans ce sens?

Madame la Ministre, comment entendez-vous encourager la relance du secteur? Certains, visiblement, semblent frileux à l’idée d’ouvrir à nouveau leurs salles, estimant qu’ils ne disposent pas d’une information suffisante.

Avez-vous été informée que les théâtres ou centres culturels demeurent encore en difficulté concernant la gestion de la billetterie? Comment les accompagner concrètement?

Réponse de Bénédicte LINARD, vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Enfance, de la Santé, de la Culture, des Médias et des Droits des femmes.

Premièrement, les reports et remboursements de billets n’auront aucun impact sur les subventions structurelles des opérateurs. Deuxièmement, concernant le soutien qui peut être accordé par le fonds d’urgence, le fait d’avoir sollicité la solidarité des publics est pris en compte dans le calcul de l’indemnité, et ce, tout simplement afin de ne pas combler des pertes de recettes de manière surévaluée, si des opérateurs ont pu compter sur un réel soutien de leurs spectateurs. Aucune consigne n’a été donnée aux opérateurs sur les aspects liés aux remboursements. Des dispositions ont été prises par un arrêté ministériel fédéral au début de la crise. Il s’agissait là de la responsabilité des opérateurs envers leurs spectateurs. Nous n’avons pas d’outils spécifiques à mettre à la disposition des opérateurs pour gérer leur billetterie et ce n’est pas là notre rôle. Mon cabinet a été en contact avec les gérants d’UTick afin de se renseigner sur la situation et sa gestion et de s’assurer que la situation était sous contrôle. C’était le cas. Notre rôle est celui-là, à savoir être au fait des réalités des opérateurs. Par ailleurs, aucun opérateur n’a émis auprès de mes services ou de mon cabinet le besoin de soutien sur cet aspect logistique particulier. Notre soutien pour résorber le choc de la crise du Covid-19 concernant la billetterie réside dans le fonds d’urgence, dont nous avons réparti la première enveloppe lors de la séance du gouvernement du 11 juin 2020 et dont le formulaire pour le deuxième volet vient d’être mis en ligne hier, donc le 22 juin 2020.

Réplique de Sabine ROBERTY

La crise n’est pas terminée. Ce système de billetterie témoigne de toute la créativité qui peut être déployée dans la gestion de la crise par certains opérateurs culturels. C’est vraiment le cas quand on évoque le monde culturel.


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