Les nouvelles technologie, au service de la santé ?

Ces dernières années, de nouveaux outils informatiques et technologiques se sont développés dans le but d’augmenter l’accessibilité aux soins, l’efficacité de ceux-ci et le suivi des patients. Pour s’implémenter efficacement pour toutes et tous, à quoi devons-nous être vigilants ?

Question écrite de Sabine Roberty du 08/09/21 à Christie Morreale, Ministre de la santé

Ces dernières années, de nouveaux outils informatiques et technologiques se sont développés dans le but d’augmenter l’accessibilité aux soins, l’efficacité de ceux-ci et le suivi des patients. Ces technologies sont souvent reprises sous l’appellation « e-santé » et nécessitent des adaptations du monde médical, mais aussi des patients eux-mêmes.

Au-delà de l’évolution purement technique, leur usage s’accompagne également d’une évolution plus large de nos modes de pensée.

Dans le cadre de la crise sanitaire, de nombreux médecins ont été amenés à faire appel, parfois dans l’urgence, à ces technologies. Ce besoin créé par la crise a démontré que de nombreux outils existaient déjà, mais a également mis en évidence l’importance de l’encadrement de leur utilisation, par exemple en ce qui concerne la protection des données et de la création d’outils qui répondent directement aux besoins des professionnels.

Dans la DPR, le Gouvernement s’est engagé à stimuler un partenariat entre les acteurs wallons du numérique et les professionnels de la santé afin de développer des logiciels pertinents qui rencontrent leurs besoins.

Comment Madame la Ministre stimule-t-elle cette coopération afin de mettre en œuvre ce point de la DPR ? Selon elle, la crise a-t-elle fait ressortir certains besoins du secteur en la matière ?

Envisage-t-elle d’inclure ce sujet dans les discussions des assises de la première ligne ? En Wallonie, le projet « e-santé Wallonie » vise à soutenir les acteurs de la première ligne de soins dans l’utilisation de l’e-santé. Comment implémente-t-elle les mesures de ce projet financé par la Région wallonne et l’INAMI ?

Le Fédéral étant à la manœuvre pour une grande partie des actions relevant du Plan « e-santé », cette question a-t-elle déjà été abordée lors d’une CIM Santé ? Si non, compte-t-elle le mettre à l’ordre du jour d’une prochaine réunion ?

Réponse de Christie Morreale du 15/10/21

La crise a mis en évidence l’intérêt des technologies numériques pour assurer l’accessibilité, le suivi et la qualité des soins. Pour répondre aux besoins du système de santé, la Wallonie a développé de nombreuses solutions dans l’urgence.
 
– Le Réseau Santé Wallon a créé l’application « safe link », un outil de monitoring à domicile des patients Covid-19 assuré par leur médecin traitant.
– Il a également permis aux citoyens et professionnels de santé d’accéder facilement aux résultats des tests PCR ou au statut vaccinal Covid.
– L’AViQ a conçu un logiciel permettant de suivre l’évolution des clusters dans les structures qu’elle agrée.
– La « plateforme des volontaires » a permis à ses institutions et aux centres de vaccination de trouver du personnel nécessaire.
– Ces nouveaux outils sont appelés à évoluer pour rester au service de tous.
 
– En parallèle à cette gestion de crise, au travers de « Get up Wallonia ! », une enveloppe de plusieurs dizaines de millions va être investie pour mettre en œuvre un projet ambitieux de transition numérique. Celui-ci vise à :
* digitaliser le dossier de santé des citoyens wallons de manière structurée et intégrée ;
* tendre vers une interopérabilité du dossier de santé entre les différents acteurs de la santé ;
* soutenir financièrement l’informatisation de l’ensemble des secteurs de la santé ;
* développer un outil digital de gestion intégrée en prévention et promotion de la santé ;
* la téléconsultation et les télémédecines feront partie intégrante de la démarche numérique wallonne.
 
L’AViQ avec l’aide de mon cabinet pilotera et coordonnera les différents projets.
 
– De plus, le tracing du futur se fondera également sur des outils dématérialisés adaptés, incluant la déclaration, le suivi de cas, mais aussi la collaboration avec les médecins généralistes et l’intégration des données de vaccination et les invitations.
– Le Plan wallon e-santé tiendra compte des enseignements de la crise comme les difficultés d’échange d’informations lors de transferts de résidents entre les maisons de repos et les hôpitaux. Une fiche de liaison a été établie en concertation avec les Fédérations.
– Lors des Assises de la première ligne, un axe spécifique sera consacré à la e-santé avec des ateliers sur la thématique.
– Le Plan wallon doit également s’appuyer sur le plan fédéral. Nous nous investissons activement dans les travaux préparatoires au prochain plan « e-santé » prévu pour 2022. Nous veillons à ce que celui-ci réponde à nos besoins et nous laisse une autonomie suffisante pour mener à bien nos propres projets. Un groupe de travail « intercabinets » a été organisé le 5 octobre.
– Un des volets du plan fédéral vise à soutenir les acteurs de la première ligne de soins dans l’utilisation de l’e-santé, projet géré par la PPLW.
– Que ce soit pendant ou après la crise, la Wallonie a une réelle volonté de développer des outils d’innovation technologique en santé.

 

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