PW – Les nuisances sonores liées au réseau routier wallon

En décem/bre 2019, le Gouvernement wallon approuvait un premier plan d’action de lutte contre le bruit routier. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Question écrite de Sabine Roberty du 29/03/21 à Philippe Henry, Ministre de la mobilité

En décembre 2019, le Gouvernement wallon approuvait un premier plan d’action de lutte contre le bruit routier. Chacun le sait, il ne s’agit plus de le prouver, le bruit routier est un problème de santé publique qui concerne un grand nombre de nos concitoyens.

Se référant à une mise à jour de la cartographie du bruit routier pour les axes de plus de 3 millions de véhicules par an, le Gouvernement wallon débloquera un budget de 23 millions d’euros destiné à la pose de nouveaux écrans anti-bruit durant les six prochaines années, ainsi que la réhabilitation d’écrans acoustiques déjà installés sur le réseau.

Les travaux ont-ils commencé ?

La pose de ces écrans permet une réduction du bruit de quel ordre ?

Le recours à des alternatives aux écrans anti-bruit a-t-il été envisagé ?

Les couvertures végétales par exemple, qui présentent de nombreux bienfaits, notamment pour l’environnement, sont-elles efficaces ?

Qu’est-il advenu du projet européen PERSUADE pour la réduction du bruit ?

La Belgique était par ailleurs l’un des pays participants aux tests expérimentaux. Il s’agissait d’une avancée technique intéressante. D’après les premiers tests, le revêtement utilisé, un matériau poroélastique, permettait une réduction de bruit allant de 7,5 à 10 dB(A). Les résultats finaux de ce projet étaient a priori attendus courant 2017.

Réponse du 19/04/21 du ministre :

Les travaux de mise en œuvre du plan d’action contre les nuisances sonores sont planifiés sur la période 2021-2025. La Direction des Études environnementales et paysagères du SPW Mobilité et Infrastructures est actuellement à la manœuvre afin d’implémenter la réalisation des projets.

Les écrans antibruit sont étudiés et dimensionnés pour permettre de réduire les niveaux sonores auxquels sont exposés les riverains en dessous des valeurs définies par l’Arrêté du Gouvernement wallon du 22 décembre 2016, soit 70 dB(A) pour le niveau Lden (toute la journée) et 60 dB(A) pour le niveau Lnight (période de nuit). De plus, afin de tenir compte d’une évolution du trafic dans le temps, une majoration de 10 % du trafic routier est prise en compte lors du dimensionnement.

Le recours à des alternatives aux écrans antibruit est envisagé lors de chaque étude de cas. S’il existe une possibilité d’installer un merlon, cette option est privilégiée, d’autant plus que ces merlons pourraient être plantés afin d’augmenter la biodiversité sur nos infrastructures. De plus, la Direction des Études environnementales et paysagères participe à plusieurs collaborations, notamment avec le Centre de Recherches routières. De ces échanges, il ressort que la possibilité d’installer des « diffracteurs » comme solution pour réduire les nuisances sonores en provenance de la route serait une piste envisageable. Un projet de recherche est actuellement en cours de préparation. Il conviendra de trouver les financements pour le concrétiser.

La végétation ne constitue pas une protection contre la propagation sonore. Cependant, elle participe psychologiquement au sentiment de protection et comme signifié précédemment ces plantations constituent un plus pour l’environnement.

Concernant le projet PERSUADE, des tests avaient été menés en Belgique, en Pologne et en Suède, notamment. Les résultats présentés lors de plusieurs conférences ont mis en évidence les disparités de résultats en fonction de la zone d’installation. L’ensemble des résultats en lien avec ce projet est disponible sur le site http://persuade.fehrl.org/. Le projet ne semble pas avoir connu de suite.

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